En 2014, étudiante et animée d’une détermination sans faille, Christelle Lantonkpodé donnait naissance à une vision audacieuse. Soutenue par son père, son premier allié, elle arpentait les routes à moto, à la recherche d’orphelinats et écoles, pour venir en aide aux jeunes filles vulnérables.
Déjà déléguée du Bureau d’union d’entité (BUE) de l’Enam, elle jonglait habilement entre ses études et ses premières initiatives humanitaires.
L’ONG Minawanou, qui célèbre aujourd’hui ses dix années d’existence, est née d’un échec transformé en opportunité (une tentative infructueuse de rejoindre la FNEB (Fédération nationale des étudiants du Bénin) qui a servi de tremplin pour lancer son propre projet).
C’est ainsi qu’en mars 2015, la première activité officielle de l’ONG voyait le jour, avec un objectif clair, celui de promouvoir l’autonomisation des femmes et jeunes filles. « J’ai pris des prêts pour me former, puis j’ai offert ces formations gratuitement », se remémore Christelle Lantonkpodé.
Une décennie plus tard, l’ONG est devenue une institution, portée par une équipe engagée et un réseau de femmes solidaires, déterminées à briser les codes. Mieux, Minawanou incarne un espace de transformation et de solidarité. « La vie de la femme coûte cher. Même si c’est vendre de l’eau, démarrez quelque chose », insiste-t-elle.
Plus qu’un espace d’apprentissage, l’ONG Minawanou est un lieu de transformation. « C’est en s’attachant à Dieu qu’on va loin », a conclu, plus engagée que jamais, Christelle Lantonkpodé.
Dix ans après ses débuts modestes, l’ONG Minawanou est une preuve vivante que chaque femme peut écrire une nouvelle histoire. Le chemin tracé par Christelle Lantokpondé inspire une génération à croire en ses capacités et à agir pour un avenir meilleur.
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