« Depuis la classe de première, j’ai été victime de harcèlement sexuel de la part de mon professeur de français qui n’est
plus aujourd’hui. Mais la rage va monter et je vais en prendre conscience quand j’ai eu mon BAC à l’âge de 17 ans et que mon cousin va m’ôter ma virginité sur le campus d’Abomey Calavi.
En effet, je venais d’avoir mon baccalauréat série C au grand dommage de ma meilleure amie qui ne l’a pas obtenu. Très attachée à elle, ce jour-là, j’ai entrepris d’aller sur le campus d’Abomey Calavi avec elle pour fêter l’anniversaire de naissance de son grand frère Sègbé.
Les festivités se sont déroulées dans une des cabines des résidences universitaires. A un moment, ma meilleure amie s’est éclipsée en prétextant qu’elle allait pricr. Elle ne reviendra jamais avant que son grand frère, mon cousin ne me prenne mon innocence. Mes supplications, mon aveu sur ma virginité, rien n’a pu l’arrêter.
Et c’est dans le taxi qui me ramenait à Cica Toyota pour Védoko que j’ai eu les flashs de cet autre viol perpétré par mon feu oncle paternel alors que je n’avais que 5 ans.
Ce sont des faits qui sont restés dans mon subconscient et qui ont fil des ans ont refait surface parce que sur le cursus scolaire, universitaire et professionnel, je n’ai pas non plus eu de répit avec les professeurs, les chefs de départements et mes chefs hiérarchiques qui me demandaient toujours des faveurs sexuelles à croire que je me résume à un objet sexuel.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est lorsque mon rédacteur en chef non content des attouchements dont je faisais objet de sa part chaque fois qu’il m’appelait dans son bureau, va m’insulter : « Pute, prostituée, déréglée mentale…
Vous n’arrivez pas à la taille de ma femme qui pourtant m’aime » devant plus d’une vingtaine de journalistes. Ces derniers (hommes et femmes confondus), n’ont même pas daigné réagir et les jours qui ont suivi, j’ai été esseulée et désœuvrée ».
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